« La Voie que l'on peut nommer n'est pas la Voie »

(Tao Te King)

Shenxiu et Shenhui. Le maître de l’éveil graduel et le maître de l’éveil subit

20/02/2023

Shenxiu et Shenhui. Le maître de l’éveil graduel et le maître de l’éveil subit

Cet article reprend des extraits du livre « L’expérience du Zen – L’évolution historique du Chan et du Zen à travers les vies et les enseignements de ses plus grands maîtres » de Thomas Hoover que nous vous recommandons d’acquérir pour des développements plus large que ce simple extrait.

Alors que les patriarches du Chan des premiers temps avaient été le plus souvent des maîtres revêches auxquels les empereurs et la noblesse ne portaient aucun intérêt, la dynastie des Tang vit les maîtres du Chan acquérir une importance officielle et recevoir les honneurs de ceux qui occupaient le plus haut rang en Chine. La première moitié du VIIIème siècle fut témoin de ce qui allait être la plus grande bataille à l’intérieur de l’école Chan, mais ce fut aussi l’époque où le Chan fut enfin reconnu par les milieux gouvernementaux chinois. Le personnage auquel l’on se réfère le plus souvent à propos de cette reconnaissance impériale est la célèbre, ou peut-être l’infâme, impératrice Wu. […]

 

Shenxiu (605-706), le premier « sixième » patriarche

 

Vers 701, l’impératrice Wu invita un moine chan fort âgé, du nom de Shenxiu, disciple de l’école Lankavatara de Bodhidharma à quitter son monastère de la Chine Centrale pour venir dans le Nord, à la capitale impériale. Il avait plus de quatre-vingt-dix ans à cette époque et avait amassé tout au long de sa vie une grande renommée pour sa pratique rigoureuse de la méditation. Shenxiu accepta de mauvaise grâce ; on rapporte qu’il dut être transporté sur une paillasse devant l’impératrice et que celle-ci lui fit une révérence, ce qui était tout à fait inhabituel pour un chef d’état. Sans plus tarder elle le fit entrer au palais et il semble qu’il y soit devenu le prêtre à demeure. Afin d’expliquer la raison pour laquelle Wu avait choisi d’honorer un lignage du bouddhisme chan, on a mis en avant le fait qu’elle essayait à l’époque de supplanter la dynastie bien établie de son défunt époux, celle des Tang, par une dynastie propre. Les empereurs Tant ayant honoré un lignage bouddhiste, il était essentiel qu’elle en fit autant – mais il fallait que ce fût un lignage d’une autre école. Shenxui était un prêtre éminent et personne ne se réclamait de lui, aussi représentait-il un candidat idéal pour devenir le bouddhiste attitré à la cour de sa dynastie en herbe – qui ne fut jamais établie, inutile de le préciser. Toujours est-il que Shenxiu reçut le titre de « Seigneur de la loi de Chang’an et de Luoyang », et qu’il prêcha devant de vastes foules venues de toutes les régions du Nord. Pour donner plus de solidité à son éminence, Wu fut construire plusieurs monastères en son honneur : l’un sur le lieu de sa naissance, un autre à sa retraite de la montagne et un autre encore dans la capitale.


Shenxiu, qui régna brièvement comme sixième patriarche du Chan, a été décrit dans les premières chroniques comme un enfant sensible et brillant ; sans espoir pour le monde, il se détourna très tôt du confucianisme pour devenir moine bouddhiste. A l’âge de quarante-six ans, il arriva enfin à la retraite du cinquième patriarche, Hongren, dans la montagne Orientale, où il étudia avec le maître jusqu’à ce qu’il atteignit l’éveil. […] Puis il quitta le monastère et durant presque deux décennies il voyagea ; pendant ce temps-là un autre étudiant de Hongren, Farong, l’éclipsa, en renommée et par le nombre de ses disciples. Il semble cependant que Shenxiu ait été le maître le plus connu, car il devint par la suite le chef en titre de la faction Lankavatara, qui allait être connue aussi comme l’école du Nord – il est possible que ce soit parce que Shenxiu porta son enseignement dans les capitales urbaines raffinées, Luoyang et Chang’an. Ce fut l’époque la plus impériale du Chan, et un personnage aussi important qu’un ministre d’Etat composa l’épitaphe mémoriale sur la tombe de Shenxiu. Nous connaissons mal ce que ses enseignements avaient de spécifique ; un verset de l’un de ses sermons parvenus jusqu’à nous semble cependant suggérer qu’ils étaient en réalité des enseignements sur l’esprit et qu’ils devaient peu au bouddhisme traditionnel.


« L’enseignement de tous les Bouddhas
Existe dès l’origine dans l’Esprit de chaque être :
Chercher l’Esprit sans chercher son propre Moi
Rien à fuir loin de son père. »

 

 

Après sa mort, Puji, l’un de ses élèves, poursuivit son œuvre dans la capitale. Ce fut l’apogée du Chan officiel , le moment où l’école Lankavatara bénéficia du plus grand prestige. Plus important peut-être est que le succès de Shenxiu fut aussi celui du Chan, ou de moins apparut-il comme tel. Venue du temps où elle était la passion de maîtres de dhyana sans foyer, la secte s’était élevée jusqu’aux honneurs impériaux, au milieu de l’époque la plus brillante de la Chine, celle de la dynastie des Tang. L’ère Tang allait demeurer à jamais dans l’histoire par sa poésie, son art, son architecture, son éclat culturel. Malheureusement pour le Chan du Nord, cet éclat culturel était de plus en plus le fait d’autres groupes que celui de l’aristocratie au sang bleu qui avait traditionnellement dominé la culture de la Chine. Dans une certaine mesure, les splendeurs des Tang étaient des créations de la classe non aristocratique, et avant longtemps un soldat proscrit obligerait le gouvernement à capituler. De la même façon, un obscur maître chan du Sud rural allait bientôt effacer la place, apparemment éternelle, de Shenxiu dans l’histoire.

 

Shenhui (670-762), le « Martin Luther » du Chan


Le David face au Goliath qu’était Shenxiu fut un maître dont le nom avec une consonance très proche : Shenhui. Ce militant théologique de la rue était natif de la province de Hubei, à quelque distance au sud des somptueuses capitales jumelles des Tang, Chang’an et Luoyang. Il fut d’abord un érudit taoïste, mais il se tourna ensuite vers le bouddhisme dans sa quarantième année ; il voyagea plus loin encore vers le sud pour devenir le disciple d’un prêtre appelé Hongren, dont le temple était Caoqi, juste au nord de Canton, la cité portuaire du Sud, dans la province de Guangdong. On se souvient que Huineng avec également été un disciple de Hongren, le cinquième patriarche, et qu’il avait étudié aux côtés de Shenxiu. On pense que Shenhui est resté avec Huineng pendant environ cinq ans, jusqu’à la mort de ce dernier, en 713. Par la suite, il voyagea en Chine, terminant son périple à Huatai, légèrement au nord-est de la capitale de Luoyang. Il était, semble-t-il, un homme à la présence charismatique, qui inspirait facilement des disciples. Puis, en l’an 732, lors d’un synode rassemblant au temple des personnages éminents du Chan, il monta à la tribune et, dans un moment historique, déclara que les grandes organisations du Chan en Chine, qui se recommandaient jusqu’ici de Shenxiu, l’homme à qui l’impératrice Wu avait rendu hommage, s’était fait outrageusement passer pour l’héritier de Hongren. Shenhui affirma que l’école du Nord de Shenxiu et de son héritier, Puji, avait perpétré une fraude historique en usurpant au véritable sixième patriarche, Huineng, le maître du Sud, la reconnaissance qui lui était due. Défier l’école distinguée par la famille gouvernante était un acte de courage extraordinaire, mais peut-être Shenhui avait-il justement ce qu’il fallait d’audace pour gagner la sympathie du public.


Il défendit cette nouvelle proposition à peu près constamment de 739 à 745, alors qu’il voyageait à travers la Chine du Nord, et rencontra même les officiels du régime Tang. Sa situation politique s’améliora peu à peu et il finit par être invité (en 745, à l’âge de soixante-dix sept ans) à Luoyang pour prendre la direction du grand temple de Heze. Bien que l’objet principal de sa critique, Puji, le disciple de Shenxiu, fut mort en 739, Shenhui ne diminua pas ses attaques contre le lignage. Les politiques se débarrassèrent finalement de lui quand un « nordiste chan », un disciple de Shenxiu nommé Lui qui venait juste d’être nommé chef des censeurs impériaux, l’accusa de comploter contre le gouvernement (citant comme évidence les immenses foules qu’il attirait couramment). L’empereur Xuanzong lui-même (le petit-fils de l’impératrice Wu) fit venir Shenhui de Luoyang à Chang’an ; il interrogea le maître, puis l’envoya en exil à l’extrême sud du pays. Cela se passa aux alentours de 753. C’est à ce moment-là que l’histoire politique chinoise et le Chan entrent en collision, car le trône allait bientôt avoir besoin de l’aide de Shenhui.


Beaucoup rendent l’empereur Xuanzong (il régna de 712 à 756) responsable du naufrage de la dynastie des Tang. […] En 757, quelques quatre années après le bannissement de Shenhui, le gouvernement dépourvu, cherchant désespérément de l’argent, décida de dresser des estrades d’ordination dans toutes les grandes villes de Chine, et de se renflouer en vendant des certificats d’investitutre à ceux qui voulaient devenir moines bouddhistes. […] Un des premiers disciples de Shenhui se souvint soudain des dons oratoires du maître et le vieil hérétique fut rappelé pour prêter son concours à la levée de fonds. Son action fut si efficace dans la cité en ruine de Luoyang que le gouvernement fit construire des appartements spéciaux à son intention sur les terres de son ancien temple de Heze (plus tard on l’évoquerait comme le Maître de Heze).
Il semble que le prix de sa coopération ait été l’acceptation officielle de sa version de l’histoire du Chan ? Dans sa bataille contre l’école du Nord, il avait survécu à ses opposants et, grâce à un tour curieux des évènements, il était parvenu à ses fins. Seule sa persistance permit que Huineng, le moine obscur de l’école chan du Sud, fût reconnu comme sixième patriarche, remplaçant Shenxui dans l’histoire du Chan ; on alla même parfois jusqu’à déclarer Shenhui lui-même septième patriarche.


Le terme de révolution a été utilisé pour définir la signification philosophique de ce que la doctrine « du Sud » de Shenhui, a apporté au Chan. Un spécialiste moderne du Zen a prétendu que la révolution de Shenhui avait provoqué le remplacement intégral du bouddhisme indien par la philosophie chinoise, ne gardant que son nom. Shenhui, affirme-t-il, supprima toute forme de méditation ou dhyana et la remplaça par un concept appelé non-esprit : il s’agit des doctrines « d’absence de pensée » et de « voir dans sa nature originelle ».


Peut-être peut-on mieux comprendre ce coup d’Etat philosophique si l’on compare les enseignements de l’école du Nord et du Sud. L’école du Nord de Shenxiu, discréditée, avait prêché que la route de l’éveil doit être parcourue « pas à pas », qu’il y avait en fait deux stades de l’esprit – le premier est un « esprit faux » qui perçoit le monde de façon erronée, en dualités, et le second est un « esprit vrai » qui est pur et transcende toutes les discriminations et dualités, percevant le monde simplement comme une unité. On s’achemine de « l’esprit faux » vers « l’esprit vrai » pas à pas, à travers la suppression des processus de pensées erronées grâce à la pratique de dhyana ou méditation, dans laquelle l’esprit et les sens atteignent lentement un état de quiétude absolue.

 

Les adeptes de l’école du Sud se séparaient de cette théorie de l’esprit sur un certain nombre de points. D’abord, s’il n’y a aucune dualité dans le monde, comment l’esprit peut-il être divisé en « faux » et « vrai », faisaient-ils valoir. Ils arguaient que la réponse à cette question est tout simplement qu’il y a un seul esprit dont les nombreuses fonctions sont des expressions d’une unique réalité vraie. L’unité de toutes les choses est la vraie réalité ; nos esprits font également partie de cette réalité ; et au moment où vous en prenez conscience vous avez atteint la même expérience d’éveil que réalisa autrefois le Bouddha. Il n’y a pas « d’esprit faux » et « d’esprit vrai » pas plus qu’il n’est besoin d’un long programme de dhyâna pour supprimer lentement les pensées fausses.  Tout ce dont il est besoin, c’est de pratiquer « l’absence de pensée », et par ce moyen de prendre intuitivement conscience d’une vérité simple : une unité pénètre tout. Cette prise de conscience, qu’ils appelaient l’esprit de Bouddha, ne pouvait survenir que « d’un coup » n’importe quand et sans avertissement. C’est ce moment de première prise de conscience qu’ils désignaient par l’expression « voir dans sa nature originelle ».


Bien que Shenhui reste assez vague sur la pratique exacte qui doit remplacer la méditation, l’érudit Walter Lienbenthal a déduit ce qui suit de l’attitude de Shenhui envers « l’éveil subit » en remplacement de la méditation : « Il semble avoir abandonné la méditation au sens technique du terme. Au lieu d’efforts méthodiques désignés pour promouvoir le progrès religieux, il recommande un changement de perspective devant mener jusqu’au non-attachement

 

Dans ce cas, « non-attachement » signifie ne pas permettre aux objets extérieurs de se saisir de notre imagination… [Une] chose dont on se souvient est isolée, elle est distinguée du tout, et c’est pourquoi elle est une illusion ; car tout fragment du continuum indifférencié est illusoire. Les sens travaillent comme à l’accoutumée… mais « aucun désir ne surgit »… Ce changement survient soudainement, il ne dépend en rien d’efforts préliminaires. Il peut être amené sans passer auparavant par toutes les étapes d’une ascèse. C’est pourquoi on l’appelle « éveil subit ». D’après l’interprétation de de Liebenthal, Shenhui dit ceci : alors que le but de la méditation devrait être simplement d’effacer notre attachement aux choses physiques, elle élimine également la perception que nous en avons, ce qui n’est pas nécessairement une condition indispensable au non-attachement. Il devrait nous être possible d’avoir conscience du monde sans lui être attaché ou en être esclave. Le sermon de Shenhui exprime cette opinon de la manière suivante :
 
Ainsi quand on conseille à mes amis de mettre au rebut tout ce qu’ils ont appris auparavant parce que c’est inutile, alors il se peut qu’en entendant cela, ceux qui ont passé cinquante ans ou plus, ou seulement vingt ans, à pratiquer la méditation soient très troublés. […] Amis, écoutez attentivement, je vous parle de déception de soi. Que signifie déception de soi ? Vous qui êtes rassemblés ici aujourd’hui, vous désirez ardemment des richesses et les plaisirs de relations avec les hommes et des femmes ; vous pensez à des jardins et des maisons… Le sutra Nirvana dit : « Etre débarrassé de vos passions n’est pas le Nirvana ; les regarder comme des choses qui ne vous concernent pas, c’est cela le Nirvana. »

Jusque-là tout est bien ; mais comment peut-on atteindre cet état de perception sans détachement ? Le meilleur moyen est apparemment de retrouver d’une façon ou d’une autre notre état originel, celui dans lequel nous étions naturellement détachés du monde qui nous entourait. La manière d’y parvenir est de nous dissocier mentalement de l’agitation de la société qui nous entoure et de regarder vers l’intérieur pour toucher notre nature originelle. De cette façon on atteint simultanément prajna et samadhi, la conscience et la non-implication, qui ont été décrites comme les aspects actif et passif de la méditation.

 

« Laissons-nous maintenant pénétrer jusqu’à cet état où nous cessons d’être attachés. Qu’arrivons-nous à savoir ? En n’étant plus attachés, nous sommes tranquilles et innocents. Cet état qui sous-tend toutes les émotions et passions s’appelle samadhi. En pénétrant jusqu’à cet état fondamental nous parvenons à une sagesse naturelle qui est consciente de cette tranquillité et de cette innocence originelle. Cette sagesse s’appelle prajna. Ainsi est définie la relation intime qui existe entre samadhi et prajna. 


[…] Si vous pénétrez à présent jusqu’à cet état où votre esprit n’est pas attaché, et reste cependant ouvert aux impressions, ce qui vous permet d’être conscient du fait que votre esprit n’est pas attaché, alors vous avez atteint l’état de vacuité et de calme originel. De cet état de vacuité et de calme naît une connaissance intérieure grâce à laquelle vous distinguez parfaitement ce qui dans ce monde est bleu, jaune, rouge et blanc. Cela est prajna. Ces distinctions ne font pourtant naître aucun désir. Cela est samadhi.


[…] Il s’ensuit que l’absence d’attachement [aux choses extérieures qui dans le bouddhisme chan devient méditation] vous permet de regarder dans le cœur de tous les Bouddhas du passé, et ce n’est pourtant rien d’autre que ce que vous-même expérimentez aujourd’hui. »


Le plus révolutionnaire peut-être, dans cette approche était qu’elle semblait supprimer le besoin de tout l’appareil traditionnel du bouddhisme. Elle n’avait que peu ou rien à voir avec une religion organisée et avait encore moins de connexion avec les montagnes de philosophie indienne qui l’avaient précédée. Un millier d’année de pensée indienne avait été distillées et réduites à une vérité unique : la prise de conscience de notre nature originelle contient l’éveil. Si l’on prenait ceci à la lettre, alors la communauté bouddhiste n’avait plus besoin des sutra, du chant ni même de la méditation. Il n‘y avait en fait plus aucun besoin du bouddhisme. Il avait été réduit ; comme l’a observé le savant chinois Wingsit Chan, à un intérêt pour le seul esprit.

 

En redéfinissant la méditation, Shenhui avait « posé les fondations du Zen chinois qui n’avait plus rien à voir avec le Zen. » Shenhui décrivait à présent la méditation ou dhyâna de la manière suivante :

« Etre assis sans bouger n’est pas dhyâna ; l’introspection dans votre propre esprit n’est pas dhyana ; et regarder intérieurement votre propre calme n’est pas dhyâna … Voici mon école, n’avoir aucune pensée c’est être assis, et voir sa nature originelle est dhyâna [Chan].

 

Qu’advint-il de la méditation indienne ? Il n’est pas étonnant que le savant Hu Shi ait décrit ce nouvel enseignement comme une révolte chinoise contre le bouddhisme.


Si ce triomphe politique de Shenhui faisait du Chan du Sud la secte officielle, il signifiait aussi que lui-même, désormais l’une des figures de proue religieuses en Chine, appartenait obligatoirement à la classe gouvernante.


On comprend dans ces conditions que le véritable avenir du Chan revint vers les maîtres ruraux, des hommes qui pouvaient de manière plus convaincante prétendre qu’ils méprisaient les voies du monde, tandis qu’ils méditaient dans leurs retraites solitaires de la montagne, loin du patronage impérial. Au temple de Heze, l’école du Chan « sudiste » de Shenhui, qui avait établi sa domination dans le Nord, allait bientôt être éclipsé par ces nouveaux ruraux du Chan, illettrés mais vigoureux. IL est intéressant de remarquer que la reconnaissance officielle de la cour semblait éteindre rapidement toute école du Chan qui la recevait. […]

 

La contribution personnelle de Shenhui fut d’ouvrir la voie à l’anti-méditation de l’école rurale qui allait dominer le Chan.